samedi 1 décembre 2018

Jardín - Riosucio - Salento

Samedi le 1ier décembre

Après un bon déjeuner, on quitte notre chambre sous un beau soleil pour se rendre au terminal. On aura bien apprécié d'être seul dans cet appartement surtout durant les nombreux épisodes de pluie. On ne sait pas trop si c'est la température qui dicte le choix du véhicule, mais toujours est-t-il qu'on va se rendre à Riosucio en "chiva". Les chivas ressemblent à de gros autobus scolaires très colorés. Il n'ont pas de fenêtre et on y accède à partir  d'ouvertures donnant accès aux rangées de banc, ça promet d'être folklorique.

On part peu après 8 heures, on est une quinzaine à bord dont 5 étrangers. La route pour sortir de Jardín est asphaltée sur quelques kilomètres et puis ça devient une route de terre et de roches. On grimpe sur cette piste jusqu'à près de 3000 mètres, une vrai ascension où on traverse littéralement la jungle. La vue sur les montagnes et la vallée de Jardín est époustouflante.







Avec toute la pluie qui est tombée, on voit des cascades d'eau partout. La route est souvent un vraie champ de boue mais rien n'arrête notre "chiva". Plus on monte et plus il fait froid, les pauvres colombiens en t-shirt sont gelés. Un peu avant la pause "pipi", une pluie forte se met à tomber, et lorsqu'on arrive à l'arrêt, on est dans les nuages. On arrête à peine 15 minutes, le temps d'un café et d'un buñuelo et c'est reparti. Il pleut de plus en plus fort, si bien que le chauffeur se décide à descendre les rideaux de vinyle qui nous protège un peu de la pluie mais je suis déjà pas mal trempé (Pierre).  On arrive enfin à Riosucio sous le soleil vers 11h30, on aura mis 3h30 pour faire 57 kilomètres.







Le prochain bus qui nous amènera à Salento, pars à midi et quart, ce qui nous laisse le temps pour un dîner "tipico". On part à l'heure, dans un beau minibus récent avec seulement une dizaine de passager. La route pour Salento n'a rien à voir avec celle de ce matin, c'est de la belle asphalte, et on traverse quelques villes assez grosse comme Pereira. On a même droit à une vérification de nos passeports par la police nationale lors d'un barrage.




On arrive enfin à Salento vers 16h, sous une grosse averse. On localise notre hôtel sur "maps.me" et c'est sous une forte pluie qu'on s'y rend. Celle-ci est situé à l'opposé de la station de bus et c'est en sueur (car c'est extrêmement humide) qu'on arrive. La proprio est colombienne et son mari est un américain du Texas, un bizarre de bonhomme.

On relaxe un peu dans le jardin, on y voit de beaux oiseaux, puis on prend possession de notre bungalow. Il est pas très grand et humide, heureusement le proprio fournit de grosse couverture car les nuits sont pas chaudes ici, la ville étant situé à 2000 mètres. On a jasé avec des français qui nous confirme qu'on doit s'attendre à ce qu'il pleuve à chaque jour.






On s'installe et on part souper en vill. On est à trois coins de rue du centre mais c'est toute un montée pour y arriver. Le centre est très animé, on entend de la forte musique, c'est plein de restos, de bar et de café. Il y a une rue où c'est un alignement continue de boutiques de souvenirs et d'artisanat. Comme on est dans la région du café, mettons que c'est pas le choix qui manque, mais c'est pas évident à acheter quand tu dois te fier au vendeur ou à la beauté du sac. On se fait montrer beaucoup de menu, on se fait dire qu'il y aurait près de 200 restos. Ce soir on choisit la pizza, mais on essaiera la fameuse truite locale d'ici notre départ.

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